« le corps n’est que le reflet de l’âme » (Fox Emmet)
Il est bien sûr évident qu’il ne faut pas comprendre cette citation dans le sens où une personne au corps attractif a une âme plus pure qu’une autre au physique moins séduisant ! Notre corps nous montre tout simplement qui nous sommes en réalité, au plus profond de nous-mêmes ; toutes nos émotions, nos expériences passées et présentes sont inscrites dans notre corps et celui-ci ne fait que nous les révéler.
Très longtemps, il a été difficile d’admettre au niveau scientifique que de travailler simplement sur le corps ne résolvait pas forcément le problème, tant que l’on ne s’attaquait pas à sa véritable origine; c’est comme repeindre une façade sans l’avoir nettoyée ou poncée auparavant – son apparence propre, neuve et soignée ne sera qu’éphémère… Aujourd’hui, dans les pays occidentaux notamment, il est progressivement pris en compte que le corps et l’esprit fonctionnent ensemble et qu’il est indispensable de s’en servir comme « instruments » nous permettant de parvenir à un travail personnel, psychologique et spirituel profond.
Les MAC (Médecines alternatives et complémentaires : homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, thérapie manuelle (fasciathérapie, ostéopathie), médecines asiatiques (chinoise, acupuncture, ayurvédique), thérapie par l'hypnose, EMDR, luminothérapie, kinésiologie, réflexologie plantaire) le prouvent bien : les résultats de leurs séances démontrent qu’un travail sur le corps permet à l’être humain de modifier ses comportements, ses réactions, ses émotions et son regard sur le monde extérieur. Aujourd'hui, la France compte plus de 300 MAC et 40% de la population atteints d’une maladie grave (les femmes un peu plus que les hommes) ont eu recours à elles en 2010.
En 2007, 1 médecin sur 4 pratiquait l'acupuncture, l'homéopathie, la mésothérapie ou l'ostéopathie. Des dizaines d’hôpitaux - et pas des moins réputés (Cochin, la Pitié-Salpêtrière), font parfois appel à ces professionnels lors du traitement de certains patients.
Quels sont les secrets du succès de ces nouvelles thérapeutiques ?
- Elles s’adressent à un large public : enfants, adultes, handicapés physiques ou mentaux, personnes âgées, maladies chroniques
- Elles prennent en compte que le corps a une mémoire et un vécu aux impacts importants sur l’état d’esprit du patient ; en travaillant sur lui, il est possible de changer - voire d’éliminer, certains « blocages » contenus dans le corps qui l’empêcheraient de mener la vie qu’il devrait
- Elles gèrent les problèmes concrets des patients : troubles du sommeil, problèmes relationnels, professionnels ou personnels
- Elles travaillent sur les émotions fortes des patients qui les empêchent de réagir adéquatement aux situations de vie quotidienne : stress, mal-être, anxiété, peurs
- Elles soutiennent les facilités d’apprentissage des patients au niveau de la concentration, la mémorisation, la lecture, l’écriture et visent à les préparer à des évènements importants : examens, entretiens professionnels, compétitions, accouchements
- Elles travaillent sur les dépendances physiques (alcool, drogues), ainsi que sur les déséquilibres énergétiques, émotionnels ou physiques
- Elles tentent de faire prendre conscience aux patients des programmes qu’ils ont inconsciemment « ingurgités » ou eux-mêmes produit tout au long de leur vie et qui les empêchent de prendre plaisir à la vie
- Elles donnent aux patients la possibilité d’avoir à nouveau confiance en eux et de développer leur potentiel créatif et sportif
- Elles traitent les patients sans douleur ni médicaments
- Enfin, elles s'inscrivent sur le long terme, ce qui permet aux patients de prendre le temps de s’occuper de soi et de leur corps, alors qu’ils vivent dans un monde où tout est en accéléré.
Ces nouvelles méthodes prennent donc en compte le côté humain du patient et non un simple "assemblage d’organes et de tissus capillaires, sans esprit, sentiments ni émotions." Ici, le temps est donné au patient ; je me souviens de mon grand-père, célèbre médecin généraliste dans son quartier de banlieue parisienne, qui, à sa retraite, a toujours été choqué de la manière dont les médecins contemporains traitaient leurs patients : « A mon époque, on prenait le temps d’examiner le patient : une heure lui était consacrée afin de discuter non seulement de ses maux, mais également de le peser, le mesurer, prendre sa tension… Tout cela restait des gestes automatiques et nécessaires à un bon diagnostique et à un traitement efficace. Aujourd’hui, un patient ne se déshabille même pas et donne lui-même son diagnostique au médecin; celui-ci ne fait alors que lui prescrire des médicaments en fonction des dires de la personne et non de sa propre observation en tant que professionnel. »
Et il avait raison ! En moyenne, un patient ne reste pas plus de 15 minutes dans le cabinet d’un médecin. La médecine scientifique et traditionnelle n'a donc pas perdu de son efficacité, mais de sa sensibilité et de son humanité.
Bien évidemment, les MAC n’ont pas réponse à tout et peu d’études cliniques et scientifiques ont pu prouver que l’efficacité de leurs traitements n’était pas liée qu’à un effet placebo. Mon cousin, interne en médecine - et oui, c’est dans le sang ! :-) continue à dire que « l’homéopathie n’est qu’un morceau de sucre qu’on fait avaler, tout en faisant croire au patient qu’on le soigne. »
Cependant, on peut souligner que ces MAC restent « complémentaires » à la médecine scientifique traditionnelle: elles la supportent (ne la remplacent pas toujours) et y ajoutent simplement un bien-être au patient et un soulagement physique, tout en luttant contre les méfaits secondaires de la plupart des traitements médicamenteux.
Je me rappelle une amie dont la sœur est atteinte du lupus ; sa mère, autodidacte en ce qui concerne les MAC et femme d’un kinésithérapeute renommé dans la région, a toujours lutté contre les effets secondaires de la médecine traditionnelle dont sa fille souffrait. Consciente que la médecine médicamenteuse était malgré tout nécessaire et ne souhaitant pas prendre la responsabilité de refuser tout lien avec le monde scientifique, elle a réussi à grandement améliorer l’état de santé de sa fille, à la refaire marcher et à éviter toute opération. Les médecins n’en sont jamais revenus…
Cependant, restez prudents : ces méthodes - à la mode, ne sont ni réglementées ni réellement contrôlées et les praticiens (qui se multiplient comme des petits pains !) dont la formation est souvent rudimentaire, peuvent vous promettre la lune en échange d’un investissement financier conséquent et une efficacité douteuse, voire nulle... Bref, méfiez-vous des charlatans ! Choisissez donc plutôt une personne par recommandation ou par notoriété et faites aussi confiance à votre intuition lors de vos rencontres !
Le corps est donc notre premier contact avec le monde extérieur. Nous lui donnons la vie en satisfaisant nos instincts primaires, nous permettant d’être en contact permanent avec notre environnement et de nous donner une première expérience du monde. Chacune de ces expériences est inscrite en nous et nous rend tel que nous sommes ; la part génétique ne tient finalement qu’un rôle très minime.
En regardant une personne attentivement, de par ses postures, ses gestes et sa manière d’être, nous pouvons deviner ses éventuels complexes et traumatismes passés, sa personnalité et son caractère, ses sentiments vécus et refoulés et les maladies psychosomatiques qu’elle développe sans en avoir forcément conscience, sans oublier son état d’esprit émotionnel passé et actuel. Certaines personnes prennent souvent l'apparence d'une "victime" de par leur posture: elles donneront l’impression d’être accablée, comme si elles portaient le fardeau de la vie sur leur dos. Elles auront également généralement du mal à s’engager et seront réticentes à prendre leur vie en mains et à en être responsable. D'autres ressembleront davantage à des "lutteurs": ces personnes, plus rigides, auront tendance à être davantage autoritaires, appréciant que tout soit sous leur contrôle et donneront ainsi l'impression d'être toujours sur leurs gardes.
Notre corps est donc un livre ouvert – tout y est révélé et lisible, si on y prête un peu attention. Il nous montre le rapport que l’on a face aux agressions extérieures, ainsi que les éventuels conflits intérieurs que l’on peut avoir.
La position corporelle idéale serait où l’axe passerait par le sommet de la tête, le centre des épaules, entre les hanches, les genoux et les chevilles, placées à la même distance que les épaules entre elles. Si le poids du corps est trop porté sur les talons, alors le haut de la silhouette aura tendance à se courber et à prendre la position de la « victime » dont nous avons parlé plus haut. Au contraire, lorsque le poids du corps se trouve davantage vers l’avant des pieds, la personne va se tenir la poitrine bombée et aura souvent la tête avancée, comme si elle cherchait à défier le temps en se dirigeant plus vite vers l’avenir, tout luttant sans cesse contre la vie.
Afin de pouvoir modifier notre état d’esprit et notre enveloppe corporelle, il est indispensable d’observer et de prendre en compte notre lien avec le sol – la Terre Mère, par le biais de laquelle nous recevons l’énergie nécessaire à avancer dans la vie.
L’ « enracinement » de nos pieds sur le sol est donc important à analyser : avons-nous toujours conscience d’un contact réel entre notre corps et la terre ? Avons-nous toujours le sentiment d’un support stable sous nos pieds et d’être en équilibre ? Ressentons-nous l’énergie vitale de la terre remonter nos jambes ? Pourquoi avoir conscience de cet enracinement est essentiel ? Rien de mystique – c’est simplement intimement lié à notre confiance en soi dans la vie et dans le monde qui nous entoure, et combien on peut s’y sentir en sécurité, en permanence soutenu .
Il est donc évident que la manière dont nous traitons notre corps, l’attention que l'on y porte, ainsi que la manière dont on vit avec, est un miroir de la façon dont nous vivons notre existence. Malheureusement, on oublie trop souvent de l’observer et d’en prendre conscience, tant nos gestes, mouvements et réactions sont automatisés. Ceci nous façonne alors des postures corporelles qui reflètent bien évidemment notre état intérieur, mais qui nous gêneront avec le temps; il sera en effet de plus en plus difficile de les modifier et surtout, elles nous donneront peu de chance de trouver le rythme de respiration adéquat et nécessaire à notre calme intérieur et à avoir des attitudes adéquates face au monde extérieur.
Lire notre corps et apprendre à connaître la manière dont il fonctionne nous permet de prendre du recul, de prendre conscience du chemin parcouru et d’évaluer notre évolution personnelle.
N’oublions pas que notre corps, telles les épines d’une rose, nous sert à nous protéger et à ressentir le monde extérieur dans son ensemble : grâce à lui, nous pouvons accepter ou rejeter certaines émotions, répéter (ou non) les mêmes schémas relationnels, ressentir (ou non) certaines choses liées à notre environnement.
Les changements psychologiques et physiologiques sont donc indissociables. Toute évolution personnelle et intérieure implique donc notre corps. De fait, modifier son attitude face à soi-même et au monde extérieur entraînera de nouvelles perceptions, sensibilités et attitudes corporelles et respiratoires indubitables.
Et s'il est vrai que le corps s'exprime, comme l'écrit Lise Bourbeau dans son ouvrage Ecoute ton corps, alors il ne faudra pas oublier d’écouter l'être dans sa totalité pour l'entendre.
Les MAC (Médecines alternatives et complémentaires : homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, thérapie manuelle (fasciathérapie, ostéopathie), médecines asiatiques (chinoise, acupuncture, ayurvédique), thérapie par l'hypnose, EMDR, luminothérapie, kinésiologie, réflexologie plantaire) le prouvent bien : les résultats de leurs séances démontrent qu’un travail sur le corps permet à l’être humain de modifier ses comportements, ses réactions, ses émotions et son regard sur le monde extérieur. Aujourd'hui, la France compte plus de 300 MAC et 40% de la population atteints d’une maladie grave (les femmes un peu plus que les hommes) ont eu recours à elles en 2010.
En 2007, 1 médecin sur 4 pratiquait l'acupuncture, l'homéopathie, la mésothérapie ou l'ostéopathie. Des dizaines d’hôpitaux - et pas des moins réputés (Cochin, la Pitié-Salpêtrière), font parfois appel à ces professionnels lors du traitement de certains patients.
Quels sont les secrets du succès de ces nouvelles thérapeutiques ?
- Elles s’adressent à un large public : enfants, adultes, handicapés physiques ou mentaux, personnes âgées, maladies chroniques
- Elles prennent en compte que le corps a une mémoire et un vécu aux impacts importants sur l’état d’esprit du patient ; en travaillant sur lui, il est possible de changer - voire d’éliminer, certains « blocages » contenus dans le corps qui l’empêcheraient de mener la vie qu’il devrait
- Elles gèrent les problèmes concrets des patients : troubles du sommeil, problèmes relationnels, professionnels ou personnels
- Elles travaillent sur les émotions fortes des patients qui les empêchent de réagir adéquatement aux situations de vie quotidienne : stress, mal-être, anxiété, peurs
- Elles soutiennent les facilités d’apprentissage des patients au niveau de la concentration, la mémorisation, la lecture, l’écriture et visent à les préparer à des évènements importants : examens, entretiens professionnels, compétitions, accouchements
- Elles travaillent sur les dépendances physiques (alcool, drogues), ainsi que sur les déséquilibres énergétiques, émotionnels ou physiques
- Elles tentent de faire prendre conscience aux patients des programmes qu’ils ont inconsciemment « ingurgités » ou eux-mêmes produit tout au long de leur vie et qui les empêchent de prendre plaisir à la vie
- Elles donnent aux patients la possibilité d’avoir à nouveau confiance en eux et de développer leur potentiel créatif et sportif
- Elles traitent les patients sans douleur ni médicaments
- Enfin, elles s'inscrivent sur le long terme, ce qui permet aux patients de prendre le temps de s’occuper de soi et de leur corps, alors qu’ils vivent dans un monde où tout est en accéléré.
Ces nouvelles méthodes prennent donc en compte le côté humain du patient et non un simple "assemblage d’organes et de tissus capillaires, sans esprit, sentiments ni émotions." Ici, le temps est donné au patient ; je me souviens de mon grand-père, célèbre médecin généraliste dans son quartier de banlieue parisienne, qui, à sa retraite, a toujours été choqué de la manière dont les médecins contemporains traitaient leurs patients : « A mon époque, on prenait le temps d’examiner le patient : une heure lui était consacrée afin de discuter non seulement de ses maux, mais également de le peser, le mesurer, prendre sa tension… Tout cela restait des gestes automatiques et nécessaires à un bon diagnostique et à un traitement efficace. Aujourd’hui, un patient ne se déshabille même pas et donne lui-même son diagnostique au médecin; celui-ci ne fait alors que lui prescrire des médicaments en fonction des dires de la personne et non de sa propre observation en tant que professionnel. »
Et il avait raison ! En moyenne, un patient ne reste pas plus de 15 minutes dans le cabinet d’un médecin. La médecine scientifique et traditionnelle n'a donc pas perdu de son efficacité, mais de sa sensibilité et de son humanité.
Bien évidemment, les MAC n’ont pas réponse à tout et peu d’études cliniques et scientifiques ont pu prouver que l’efficacité de leurs traitements n’était pas liée qu’à un effet placebo. Mon cousin, interne en médecine - et oui, c’est dans le sang ! :-) continue à dire que « l’homéopathie n’est qu’un morceau de sucre qu’on fait avaler, tout en faisant croire au patient qu’on le soigne. »
Cependant, on peut souligner que ces MAC restent « complémentaires » à la médecine scientifique traditionnelle: elles la supportent (ne la remplacent pas toujours) et y ajoutent simplement un bien-être au patient et un soulagement physique, tout en luttant contre les méfaits secondaires de la plupart des traitements médicamenteux.
Je me rappelle une amie dont la sœur est atteinte du lupus ; sa mère, autodidacte en ce qui concerne les MAC et femme d’un kinésithérapeute renommé dans la région, a toujours lutté contre les effets secondaires de la médecine traditionnelle dont sa fille souffrait. Consciente que la médecine médicamenteuse était malgré tout nécessaire et ne souhaitant pas prendre la responsabilité de refuser tout lien avec le monde scientifique, elle a réussi à grandement améliorer l’état de santé de sa fille, à la refaire marcher et à éviter toute opération. Les médecins n’en sont jamais revenus…
Cependant, restez prudents : ces méthodes - à la mode, ne sont ni réglementées ni réellement contrôlées et les praticiens (qui se multiplient comme des petits pains !) dont la formation est souvent rudimentaire, peuvent vous promettre la lune en échange d’un investissement financier conséquent et une efficacité douteuse, voire nulle... Bref, méfiez-vous des charlatans ! Choisissez donc plutôt une personne par recommandation ou par notoriété et faites aussi confiance à votre intuition lors de vos rencontres !
Le corps est donc notre premier contact avec le monde extérieur. Nous lui donnons la vie en satisfaisant nos instincts primaires, nous permettant d’être en contact permanent avec notre environnement et de nous donner une première expérience du monde. Chacune de ces expériences est inscrite en nous et nous rend tel que nous sommes ; la part génétique ne tient finalement qu’un rôle très minime.
En regardant une personne attentivement, de par ses postures, ses gestes et sa manière d’être, nous pouvons deviner ses éventuels complexes et traumatismes passés, sa personnalité et son caractère, ses sentiments vécus et refoulés et les maladies psychosomatiques qu’elle développe sans en avoir forcément conscience, sans oublier son état d’esprit émotionnel passé et actuel. Certaines personnes prennent souvent l'apparence d'une "victime" de par leur posture: elles donneront l’impression d’être accablée, comme si elles portaient le fardeau de la vie sur leur dos. Elles auront également généralement du mal à s’engager et seront réticentes à prendre leur vie en mains et à en être responsable. D'autres ressembleront davantage à des "lutteurs": ces personnes, plus rigides, auront tendance à être davantage autoritaires, appréciant que tout soit sous leur contrôle et donneront ainsi l'impression d'être toujours sur leurs gardes.
La position corporelle idéale serait où l’axe passerait par le sommet de la tête, le centre des épaules, entre les hanches, les genoux et les chevilles, placées à la même distance que les épaules entre elles. Si le poids du corps est trop porté sur les talons, alors le haut de la silhouette aura tendance à se courber et à prendre la position de la « victime » dont nous avons parlé plus haut. Au contraire, lorsque le poids du corps se trouve davantage vers l’avant des pieds, la personne va se tenir la poitrine bombée et aura souvent la tête avancée, comme si elle cherchait à défier le temps en se dirigeant plus vite vers l’avenir, tout luttant sans cesse contre la vie.
Afin de pouvoir modifier notre état d’esprit et notre enveloppe corporelle, il est indispensable d’observer et de prendre en compte notre lien avec le sol – la Terre Mère, par le biais de laquelle nous recevons l’énergie nécessaire à avancer dans la vie.
L’ « enracinement » de nos pieds sur le sol est donc important à analyser : avons-nous toujours conscience d’un contact réel entre notre corps et la terre ? Avons-nous toujours le sentiment d’un support stable sous nos pieds et d’être en équilibre ? Ressentons-nous l’énergie vitale de la terre remonter nos jambes ? Pourquoi avoir conscience de cet enracinement est essentiel ? Rien de mystique – c’est simplement intimement lié à notre confiance en soi dans la vie et dans le monde qui nous entoure, et combien on peut s’y sentir en sécurité, en permanence soutenu .
Il est donc évident que la manière dont nous traitons notre corps, l’attention que l'on y porte, ainsi que la manière dont on vit avec, est un miroir de la façon dont nous vivons notre existence. Malheureusement, on oublie trop souvent de l’observer et d’en prendre conscience, tant nos gestes, mouvements et réactions sont automatisés. Ceci nous façonne alors des postures corporelles qui reflètent bien évidemment notre état intérieur, mais qui nous gêneront avec le temps; il sera en effet de plus en plus difficile de les modifier et surtout, elles nous donneront peu de chance de trouver le rythme de respiration adéquat et nécessaire à notre calme intérieur et à avoir des attitudes adéquates face au monde extérieur.
Lire notre corps et apprendre à connaître la manière dont il fonctionne nous permet de prendre du recul, de prendre conscience du chemin parcouru et d’évaluer notre évolution personnelle.
N’oublions pas que notre corps, telles les épines d’une rose, nous sert à nous protéger et à ressentir le monde extérieur dans son ensemble : grâce à lui, nous pouvons accepter ou rejeter certaines émotions, répéter (ou non) les mêmes schémas relationnels, ressentir (ou non) certaines choses liées à notre environnement.
Les changements psychologiques et physiologiques sont donc indissociables. Toute évolution personnelle et intérieure implique donc notre corps. De fait, modifier son attitude face à soi-même et au monde extérieur entraînera de nouvelles perceptions, sensibilités et attitudes corporelles et respiratoires indubitables.
Et s'il est vrai que le corps s'exprime, comme l'écrit Lise Bourbeau dans son ouvrage Ecoute ton corps, alors il ne faudra pas oublier d’écouter l'être dans sa totalité pour l'entendre.