Si
vous avez l'intention d'aller au Québec, il se peut que vous ayez besoin
d’un petit cours de français québécois pour ne pas être trop
désorienté.
Mais
comme on dit là-bas: "faudrait pascapoter avec
ça. Toute va être tiguidou tu
vas voir, ça va être écœurant.
Mais asteure par
exemple, commençons par une tite leçon
de québécois".
Traduction :
Mais comme on dit par chez nous, il ne faut s’en faire avec ça.
Tout ira bien vous verrez, ce sera merveilleux. Mais maintenant, le
temps est venu de prendre une petite leçon de français québécois.
Le Québec a une population de 6 000 000 de francophone. Ce véritable village gaulois doit donc défendre sa langue contre l’assimilation devant 250 000 000 d’américains et 25 000 000 de canadiens anglophone.
À
noter qu’au Québec, le tutoiement est régulièrement utilisé. Ne
soyez donc pas surpris. Le « vous » ne s’emploie
souvent qu’au sens pluriel…
Première chose à savoir : la contraction
*
Je suis en vacances = chu en vacances
*
Réduction du pronom « il » en « y » : Y peut
pas venir, Y’est malade, Y’a pas le temps.
*
Réduction de « elle » en « a » : A perdu sa
montre, a pas le temps, a mal au dos (« elle a » devient
un A allongé.)
Seconde chose : mutation du A en Ô (inconstant)
Je
ne serai pas à la fête de Laura = J’s’rai pô à’ fête à
Laurô.
Troisième chose : ajout du S entre TU et TI
Penses-tu
que ta tirelire est tombée? = Penses-tsu que ta tsirelire est
tombée?
Quatrième chose : ajout du Z entre DI et DU
C’est
dur à dire = C’est dzur à dzire.
Cinquième chose : sonorité OI devenue OÉ ou OÈ (en
désuétude)
Toi
tu vas savoir ce que je pense = Toé* tu vô savoère c’que j’pense
*
la présence du “toé” et du “moé” (pourtant perçue comme
LA caractéristique de notre accent) est de moins en moins présente.
Toi et moi sont prononcés “toua et moua”, sauf lorsque le
locuteur est choqué ou irrité.
Sixième chose : tonalité plus basse
Enfin,
la dernière pour bien maîtriser l’accent québécois est de diminuer sa
tonalité d’au moins une octave.
À
l’opposé, un Québécois qui tente d’imiter l’accent français
aura davantage de succès en augmentant sa voix d’une octave
également!
Aussi,
pour mieux vous préparer à votre visite au Québec, voici une liste exhaustive des expressions québécoises les
plus courantes.
Mais
avant, notez qu’au Québec, on
ajoute « tu » après les questions :
T’en veux-tu ? Il en veut-tu ? Ils en veulent-tu ? Tu m’écoutes-tu
? Je l’ai-tu ?
Ensuite,
il faut savoir qu’un
vieux « T » ancestral persiste
dans les expressions : « il fait frette » (froid), « mon
litte » (lit), « viens icitte » (ici), « pomme
pourritte » (pourrie.)
Enfin,
les trois repas au Québec sont le déjeuner (matin),
le dîner (midi)
et le souper(soir).
Petit
Lexique
* T’sais
? :
Réduction de « tu sais ? ». Plusieurs Québécois
ponctuent généreusement leurs phrases de cette petite expression,
prononcée comme suit : Tsé !
* Faque :
cela fait que; donc.
* J’en
ai en masse :
J’en ai beaucoup, en grande quantité.
* À
c’t’heure ou Asteure :
Réduction de « À cette heure », qui a le sens de
maintenant.
* Envoye-donc
! :
Lorsque l’on veut convaincre quelqu’un de faire quelque chose.
* Pantoute
! (ou
« pas-pantoute ») : Signifie « pas du tout. »
* Tiguidou
! :
C’est d’accord !
* C’est
écoeurant ! C’est l’enfer ! :
Peut être extrêmement négatif OU extrêmement positif.
* Je
suis tanné, c’est plate :
J’en ai marre, c’est ennuyant.
* Je
suis mal pris :
En détresse, j’ai besoin d’aide
Avez-vous
compris quelque chose ?
. 5
à 7 :
sortie dans les bars ou restaurants après le travail pour prendre un
verre entre collègues ou amis (équivalent d’un pot, happy hour)
. achaler
ceux qu’on aime :
qui aime bien châtie bien
. aubaine :
achat à rabais, solde
. banc
de neige :
amas de neige
. barrer
la porte :
fermer à clef
. bas :
chaussettes
. batterie :
pile
. bec :
petit baiser
. bibitte :
insecte
. bienvenue (après
un merci) : il n’y a pas de quoi
. blé
d’Inde :
maïs en épi
. blonde
/ chum :
petite amie / petit ami
. bonjour (à
la fin d’une conversation) : bonne journée, au revoir
. boisson :
alcool fort
. breuvage :
boisson non alcoolisée
. ça
coûte un bras :
ça coûte cher
. ce
n’est pas si pire que ça :
ce n’est pas si terrible
. cégep :
lycée supérieur
. chandail :
ne désigne pas seulement un gilet en laine, mais tous les hauts de
vêtements
(t-shirt,
pull, etc.)
. char :
voiture
. chaudron :
casserole
. chicane :
dispute
. cogner
des clous :
piquer du nez
. condo :
appartement dans une copropriété
. dépanneur :
épicerie de quartier où l’on retrouve un peu de tout. Ouvert tous
les jours, parfois même 24h/24
. dispendieux :
cher
. fête :
anniversaire
. fin
de semaine :
week-end
. gang :
groupe d’amis
. gaz :
essence
. gomme :
chewing-gum
. jaser :
parler
. joke :
plaisanterie
. liqueur :
boisson gazeuse
. longue
distance :
appel interurbain
. magasiner :
faire les magasins, faire du shopping
. maringouin :
moustique
. pâté
chinois :
met québécois composé de boeuf haché, de maïs et de purée de
pommes de terre
. poudrerie :
neige légère soufflée par le vent
. poutine :
met typiquement québécois composé de frites, de fromage en grains
et d’une sauce
. prendre
une marche :
aller se balader, faire une promenade
. quétaine :
démodé, kitsch, ringuard
. ski-doo :
motoneige
. souffleuse :
chasse-neige
. toune :
chanson
. tourtière :
pâté de viande en croûte
. tuque
et mitaines :
bonnet et moufles.
BONNE CHANCE! Ou devrais-je dire... M**** ! :-D